PeopleInterview
Trois heures dans l’atelier de Sablé Diop
Elle coud depuis ses quatorze ans, expose depuis ses vingt-trois, et refuse toujours de parler de « mode africaine ». Rencontre dans son atelier du 19e.
Marilyse
PeopleTribune
Trois ans d'études, deux ans de doute, une décision. Ce que je voudrais dire à celles et ceux qui hésitent en ce moment.
Léa Mensah1 min
On m'avait prévenue que ce serait dur. Personne ne m'avait dit que ce serait vide.
Pas les moyens, pas les professeurs. Le sens. Je produisais pour des rendus, jamais pour quelqu'un. Au bout de trois ans, j'avais un portfolio et aucune idée de ce que je voulais dire.
Partir n'est pas renoncer. C'est refuser de continuer par habitude.
J'ai travaillé dans une galerie, mal payée, et j'ai appris en six mois plus qu'en trois ans : comment un projet se monte, se finance, se défend. Je dessine toujours. Simplement, je sais maintenant pourquoi.
Ne partez pas parce que c'est dur. Partez si vous ne savez plus répondre à la question : qu'est-ce que je fais là.